Les dix joueurs qui ont le plus à perdre lors de la saison NBA 2026-2027

En ce début de saison de NBA, voici un aperçu des dix joueurs pour qui l’enjeu est le plus important.
Victor Wembanyama
Victor Wembanyama. | Source : Icon Sport

Le coup d’envoi d’une nouvelle saison de NBA met chaque franchise sous le feu des projecteurs, tout comme les décisions importantes prises durant l’intersaison.

Chaque direction a procédé à des ajustements, et certaines ont même procédé à une refonte complète de leur effectif afin de mettre leur équipe en position de franchir un cap cette année. Des contrats juteux ont été signés, des transferts majeurs ont été conclus et, pour certains joueurs, la question de leur avenir à long terme au sein de leur équipe respective a été reportée.

Que ce soit pour des raisons contractuelles ou sous la pression de devoir gagner immédiatement, de nombreux joueurs de la ligue abordent cette nouvelle saison avec beaucoup en jeu. Certains doivent prouver que les directions qui viennent de miser sur eux ont pris la bonne décision. D’autres doivent réaliser une bonne saison pour décrocher un contrat à long terme. Et, bien sûr, les superstars doivent gagner.

Voici le classement établi par Sports Illustrated des dix joueurs qui ont le plus à perdre cette saison, classés par ordre alphabétique selon leur nom de famille.

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LaMelo Ball. | Source : Icon Sport

LaMelo Ball, Minnesota Timberwolves

Comment ce duo composé d’Anthony Edwards et de LaMelo Ball va-t-il fonctionner concrètement ? En théorie, la présence de LaMelo Ball, son influence et sa capacité à faire des passes devraient faciliter la tâche d’Anthony Edwards et lui permettre de jouer davantage sans le ballon. Il leur faudra toutefois probablement un peu de temps. De plus, LaMelo Ball n’apportera rien sur le plan défensif aux Timberwolves.

En revanche, il jouera de manière altruiste, marquera des paniers et soulagera considérablement Anthony Edwards de la gestion du ballon. Le transfert de LaMelo Ball était une initiative des Timberwolves pour tenter de rivaliser avec les Spurs et le Thunder, qui ont désormais clairement pris le dessus dans la Conférence Ouest. Après deux participations consécutives aux finales de la Conférence Ouest, San Antonio s’est débarrassé assez facilement du Minnesota au deuxième tour. C’est une bonne idée d’apporter un peu de dynamisme alors que les deux équipes restent au sommet, mais LaMelo Ball fera-t-il vraiment la différence ? Son arrivée fait du Minnesota l’une des équipes les plus fascinantes à suivre tout au long de la saison.

 

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Luka Doncic. | Source : Icon Sport

Luka Dončić, Los Angeles Lakers

Les Lakers sont plus que jamais l’équipe de Luka Dončić depuis le départ de LeBron James à l’intersaison. Rob Pelinka a entièrement remanié l’effectif pour épauler Luka Dončić, notamment grâce à l’opération « sign-and-trade » concernant Walker Kessler, ainsi qu’aux signatures en tant qu’agents libres de Sandro Mamukelashvili, Quentin Grimes et Collin Sexton. Plus important encore, Austin Reaves a obtenu un nouveau contrat pour rester le numéro 2 de Luka Dončić.

« Je pense que nous avons un effectif très étoffé, ce qui est très important, surtout en vue des playoffs », a déclaré Luka Dončić à propos de ce nouvel effectif à Chris Mannix, de Sports Illustrated. « Et nous avons des joueurs qui n’ont pas froid aux yeux. J’ai déjà affronté certains des nouveaux venus. Ils n’ont pas froid aux yeux. »

La saison dernière, Luka Dončić a terminé meilleur marqueur de la ligue avec 33,5 points par match, soit plus que la moyenne par match du MVP Shai Gilgeous-Alexander. La principale interrogation pour les Lakers concerne la défense, ce qui met la pression sur Luka Dončić et Austin Reaves pour qu’ils maintiennent l’équipe à flot grâce à leurs points. Heureusement, Luka Dončić est l’un des meilleurs (sinon le meilleur) marqueurs et créateurs du championnat.

Dès que les Mavericks l’ont transféré de manière surprenante à Los Angeles, il est immédiatement devenu la future superstar des Lakers. Il était déjà la première option offensive, mais il prend désormais pleinement les rênes de la franchise. Nous verrons jusqu’où Luka Dončić pourra mener les Lakers cette année, après que l’effectif a été remanié pour s’adapter à son jeu.

 

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Jalen Duren. | Source : Icon Sport

Jalen Duren, Detroit Pistons

Le bras de fer qui opposait Jalen Duren aux Pistons pendant l’intersaison a trouvé une issue : il reste à Détroit avec un contrat de cinq ans d’une valeur de 200 millions de dollars. Le différend contractuel s’est prolongé jusqu’à la date limite à laquelle il devait se prononcer sur une offre d’un an, en raison d’un écart de valeur entre les deux parties, selon certaines informations.

D’un côté, Jalen Duren a été sélectionné au All-Star Game et dans l’équipe All-NBA, après avoir aidé les Pistons à remporter 60 victoires la saison dernière. De l’autre, il s’est effondré en playoffs et l’équipe avait déjà un contrat maximal pour Cade Cunningham dans ses effectifs. Amen Thompson, de Houston (qui n’a encore jamais été sélectionné en All-Star ni reçu de distinction All-NBA) a obtenu une prolongation de contrat de 208 millions de dollars. On comprend pourquoi les Pistons n’ont pas revu leur offre finale à la hausse, l’équipe cherchant à conserver une certaine flexibilité et à construire une équipe compétitive à long terme autour de Cade Cunningham, Jalen Duren et Ausar Thompson. Il s’agissait néanmoins d’une situation délicate qui s’est finalement conclue par un engagement à long terme de la part de Jalen Duren.

Historiquement, la principale question qui se posait à Détroit était de savoir qui serait la deuxième option de Cade Cunningham. Jalen Duren a semblé à la hauteur tout au long de la saison régulière, mais il doit se montrer prêt et corriger ses erreurs des playoffs, même avec un nouveau contrat. D’autant plus que Détroit n’a pas recruté de deuxième marqueur pour épauler Cade Cunningham pendant l’intersaison.

 

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James Harden. | Source : Icon Sport

James Harden, Cleveland Cavaliers

Pour les Cavaliers, c’est le titre ou rien, cela ne fait aucun doute. Cet été, James Harden a prolongé son contrat pour trois ans, Donovan Mitchell a obtenu une prolongation au salaire maximal et Peyton Watson a été recruté dans le cadre d’un « sign-and-trade » avec Denver. De plus, l’arrivée de Mario Hezonja, de retour en NBA, est intrigante.

Avec Donovan Mitchell, Harden, Peyton Watson, Evan Mobley et Jarrett Allen, les Cavs misent tout sur la conviction que cet effectif peut mener l’équipe jusqu’aux Finales et, à terme, brandir le trophée Larry O’Brien. Bien que Donovan Mitchell soit au sommet de la hiérarchie, c’est James Harden qui subit la plus grande pression pour faire fonctionner l’ensemble de la machine. Cleveland a pris un gros risque pour l’acquérir à la date limite des transferts de l’année dernière, et les Cavs ont ensuite atteint les finales de la Conférence Est. Ils ont livré une performance catastrophique face aux Knicks, ce qui n’était pas la fin du monde quelques mois après le début de l’expérience James Harden.

Pour sa première saison complète à Cleveland, James Harden devra prouver qu’il vaut plus de 30 millions de dollars au cours des trois prochaines saisons. Si les Cavs déçoivent en playoffs, la direction devra se poser des questions difficiles lors de la prochaine intersaison.

 

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Chet Holmgren. | Source : Icon Sport

Chet Holmgren, Oklahoma City Thunder

Chet Holmgren a réalisé sa meilleure saison à ce jour l’année dernière, décrochant sa première sélection au All-Star Game, ainsi que des distinctions dans la troisième équipe All-NBA et la deuxième équipe All-Defense. Il a également terminé deuxième du vote pour le titre de meilleur défenseur de l’année, derrière Victor Wembanyama. Il s’est imposé comme la deuxième option offensive de Shai Gilgeous-Alexander alors que Jalen Williams était en proie à des blessures tout au long de la saison.

La série de finale de la Conférence Ouest contre les Spurs a toutefois posé problème. Chet Holmgren a connu d’énormes difficultés, et pas seulement face à Wemby. Il n’a pas eu autant d’impact en attaque, et alors que la série entrait dans sa phase décisive, le Thunder devait se passer de Jalen Williams et d’Ajay Mitchell pour compenser cette lacune. Chet Holmgren n’a pas non plus été aussi décisif en défense, mais c’est le cas de la plupart des joueurs chargés de contenir Wemby. Bien que la finale de la Conférence Ouest ait été un thriller en sept matchs, les Spurs avaient pris le dessus sur Oklahoma City l’année dernière. Si nous devons assister cette saison à la deuxième manche de la meilleure nouvelle rivalité de la NBA, le Thunder aura besoin que Chet Holmgren se montre plus performant pour revenir en finale.

 

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Jonathan Kuminga. | Source : Icon Sport

Jonathan Kuminga, Minnesota Timberwolves

Deux joueurs des Timberwolves figurent dans cette liste. Jonathan Kuminga a refusé des offres plus lucratives pour rejoindre le Minnesota dans le cadre d’un contrat qui lui servira essentiellement à faire ses preuves. Il touchera 6,1 millions de dollars cette saison, avec la possibilité de redevenir agent libre l’été prochain ou d’exercer une option de joueur de 6,4 millions de dollars pour rester une année supplémentaire avec les Wolves.

Il avait reçu une offre de trois ans à 12 millions de dollars par an pour rejoindre les Lakers, qu’il a refusée au profit d’une opportunité à plus court terme au Minnesota. On peut supposer que Jonathan Kuminga souhaite prouver d’ici un an qu’il vaut plus que cela, ce qui rend cette saison cruciale. Il aura une excellente occasion d’être titulaire au sein d’une équipe en lice pour le titre dans la Conférence Ouest, mais il se peut qu’il n’y ait pas énormément d’occasions de tir dans une attaque articulée autour d’Anthony Edwards et de LaMelo Ball. Les Wolves avaient toutefois besoin de renforts, compte tenu du départ de Naz Reid dans le cadre de l’échange impliquant LaMelo Ball, ainsi que de la blessure de Donte DiVincenzo.

Jonathan Kuminga s’est montré décisif lors de son bref passage chez les Hawks lorsqu’il était disponible, mais il doit encore prouver qu’il mérite le contrat qu’il espère obtenir.

 

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Brandon Miller. | Source : Icon Sport

Brandon Miller, Charlotte Hornets

Alors que les Hornets ont pris un nouveau cap en cédant LaMelo Ball et Miles Bridges, Brandon Miller doit prouver qu’il est capable d’être la première option offensive. Kon Knueppel est également présent, mais il a besoin d’un marqueur principal avec lequel s’associer. Coby White est de retour pour organiser le jeu, mais Brandon Miller reste la meilleure option de Charlotte dans l’effectif actuel.

Brandon Miller, deuxième choix de la draft 2023, est éligible à une prolongation de son contrat de rookie. Il n’a toutefois pas encore trouvé d’accord sur un nouveau contrat. Une prolongation pourrait intervenir avant le début de la saison, mais quoi qu’il en soit, il doit prouver qu’il est une star de premier plan, capable de mener les Hornets en playoffs et, à terme, encore plus loin. Il n’y parviendra peut-être pas tout de suite, mais il doit montrer à la direction qu’il est capable d’enchaîner les points face aux meilleurs défenseurs adverses à chaque match.

Charlotte est bien positionnée pour l’avenir, mais une ascension au rang d’All-Star pour Brandon Miller lors de sa quatrième saison faciliterait grandement la tâche de la direction.

 

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Ja Morant. | Source : Icon Sport

Ja Morant, Portland Trail Blazers

Une « Ja-naissance » est-elle à prévoir ?

Cette saison offrira enfin à Ja Morant un nouveau départ dont il a grand besoin, après une rupture houleuse et une série de problèmes survenus à la fin de son passage chez les Grizzlies. Portland lui offre un nouveau départ qui pourrait faire des merveilles pour sa carrière, mais il a beaucoup à prouver pour retrouver son statut de star. Ja Morant rejoint une ligne arrière très fournie des Trail Blazers, aux côtés de Damian Lillard, Jrue Holiday et Scoot Henderson. La blessure malheureuse de Shaedon Sharpe donne au nouvel entraîneur Micah Nori un peu de temps pour définir sa rotation idéale.

Les problèmes de santé de Ja Morant au cours des trois dernières saisons sont à surveiller. Il devrait passer plus de temps sur le terrain que ces dernières années. Il lui reste deux ans sur son contrat actuel et il doit prouver qu’il peut avoir un impact et contribuer à mener une équipe gagnante vers l’avenir. Cela pourrait s’avérer difficile dès son arrivée à Portland s’il est titularisé aux côtés de Damian Lillard, car les Blazers devront se montrer à la hauteur en défense. Toutefois, le retour du Ja Morant d’il y a trois saisons à Memphis est très prometteur. S’il joue sans contrainte et retrouve son niveau d’antan, cette opportunité pour Portland de recruter à moindre coût pourrait s’avérer extrêmement rentable.

 

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Karl-Anthony Towns. | Source : Icon Sport

Karl-Anthony Towns, New York Knicks

Les champions en titre et leur pivot vedette ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur une prolongation de contrat, pour laquelle il est éligible depuis cet été. Il semble que Karl-Anthony Towns entamera la saison sans nouveau contrat, car il est prêt à accorder une sorte de répit à l’équipe, à condition que la rémunération soit à la hauteur de ses contributions depuis son arrivée à New York il y a deux ans.

« Ça ne s’annonce pas bien », a déclaré Karl-Anthony Towns cette semaine au sujet des négociations de prolongation. « […] Pour faire simple, je veux trouver une solution qui permette de maintenir la cohésion de l’équipe, de continuer à travailler avec les Knicks et qui me valorise à ma juste valeur. Rien de tout cela n’est près de se concrétiser. »

Si Karl-Anthony Towns réalise une nouvelle saison de niveau All-Star et que les Knicks remportent à nouveau le titre, il serait extrêmement difficile pour l’équipe de rejeter une offre qui le satisfasse. S’il connaît une saison en retrait, la fourchette de 45 à 50 millions de dollars proposée par l’équipe, telle que rapportée par The Athletic, pourrait être revue à la baisse. Alors que la masse salariale devient de plus en plus coûteuse, avec la prolongation de contrat de Jalen Brunson qui se profile à l’horizon, Karl-Anthony Towns représente le premier gros casse-tête des Knicks pour conserver leur effectif champion. Une nouvelle saison où Karl-Anthony Towns compléterait magistralement Jalen Brunson, avec une série de victoires à la clé, rendrait la charge financière plus supportable, d’autant plus que l’équipe tente désespérément d’éviter le deuxième plafond salarial.

 

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Victor Wembanyama. | Source : Icon Sport

Victor Wembanyama, San Antonio Spurs

Après tout ce que Victor Wembanyama et les Spurs ont prouvé la saison dernière, les attentes sont extrêmement élevées. Wemby fait figure de favori pour le titre de MVP dès la présaison, tandis que San Antonio semble prêt à franchir le cap et à se lancer à la conquête du titre.

C’est une sacrée pression.

S’il y a bien quelqu’un capable de gérer cette pression, c’est Wemby. Il est absolument incroyable et nous émerveille tous à chaque fois qu’il foule un parquet. Cependant, avec des attentes de titre de MVP et de championnat, tout résultat inférieur pourrait être perçu comme un échec. Si les Spurs déçoivent, il y a de fortes chances que cela ne soit pas la faute de Wemby. Il pourrait continuer à faire ce qu’il fait de mieux alors que ses coéquipiers faiblissent, ce qui pourrait contraindre la direction à prendre des décisions difficiles.

Cependant, au bout du compte, c’est bien Wemby qui porte un poids énorme sur ses épaules. Il y a de fortes chances qu’il marque davantage, qu’il soit plus précis à trois points et qu’il répare les erreurs commises l’année dernière en finale, mais on ne peut ignorer l’immense pression qui pèse sur ce prodige de 22 ans.

Article publié le 09/10/2026 sur si.com. Traduction : Flora Lucas
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