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Michael Olise, au plus-que-parfait

Dans les derniers instants de préparation des Bleus pour la Coupe du monde 2026, Michael Olise a fait résonner, au stade Pierre Mauroy, toute l’étendue de son talent. Un triplé qui vient confirmer son statut de métronome de l’attaque de l’équipe de France, lors d’une victoire 3-1 face à l’Irlande du Nord.
Michael Olise (France) lors du match amical entre la France et l’Irlande du Nord au stade Pierre-Mauroy, le 8 juin 2026 à Lille, en France. Photo : Emilian Baldow/Icon Sport

Alors que les Bleus quitteront l’Hexagone ce mercredi pour rejoindre les États-Unis, où ils installeront leur camp de base à l’université Bentley, près de Boston, les deux matchs amicaux précédant leur entrée en lice n’auront rassuré qu’en partie les observateurs. La défaite face à la Côte d’Ivoire, jeudi dernier, a notamment ravivé les interrogations autour de la fragilité défensive de l’équipe de France.

La lumière au bout du tunnel

Le constat est sans appel : les Bleus manquent encore cruellement de repères collectifs, aussi bien en attaque qu’en défense. Sur le papier, tout l’écosystème du football s’accorde à dire que le quatuor offensif de Didier Deschamps, composé de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise et Désiré Doué, figure parmi les plus redoutables de la planète. Pourtant, au cours de ces deux matchs de préparation, il a été difficile d’observer cette force de frappe à son plein potentiel. Les transitions restent hachées, souvent décousues, et seuls quelques éclairs individuels parviennent véritablement à mettre en danger les défenses adverses.

C’est précisément ce que l’on a encore observé face à l’Irlande du Nord. Même contre une nation largement inférieure sur le papier, il a fallu qu’un joueur sorte du lot pour enclencher la mécanique de la victoire. Hier soir, ce joueur s’appelait Michael Olise. Le Bavarois a illuminé le stade Pierre Mauroy de son talent, comme il en a désormais l’habitude sous les couleurs du Bayern Munich, facilitant considérablement la tâche de ses coéquipiers.

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Le onze titulaire de Didier Deschamps lors du match amical entre la France et l’Irlande du Nord au stade Pierre Mauroy, le 8 juin 2026 à Lille, en France. Photo : Emilian Baldow/Icon Sport

Auteur d’un doublé en l’espace de six minutes, il a ensuite inscrit un troisième but venu d’ailleurs : une frappe enroulée du pied gauche, venue se loger près du poteau droit du gardien Pierce Charles, contournant une défense pourtant bien en place. Une réalisation qui rappelle inévitablement la spécialité d’un autre ancien Bavarois, Arjen Robben, dont les enchaînements similaires ont marqué les années 2010.

Tout semble simple pour Michael Olise. Comme si, à seulement 24 ans et après à peine 17 sélections en équipe de France, le meneur de jeu avait déjà trouvé sa place au cœur du 4-2-3-1 de Didier Deschamps.

« Il y a encore quelques réglages à trouver »

D’autres, en revanche, n’ont pas affiché la même aisance. Kylian Mbappé est le joueur qui a le plus tenté sa chance face à l’Irlande du Nord, sans pour autant réellement inquiéter le gardien adverse. Quelques gestes de frustration sont même venus ponctuer sa prestation, laissant transparaître une forme d’agacement peu habituelle dans son rôle de capitaine.

Ousmane Dembélé, lui, bénéficie encore du crédit accordé aux grands joueurs. Sacré en Ligue des champions avec le PSG quelques jours plus tôt, le 30 mai dernier, l’ailier parisien semble encore en phase de récupération. Manque de rythme ? Besoin de souffler après une saison éprouvante ? Les crampes apparues en fin de rencontre face à Arsenal étaient-elles le signe d’une fatigue plus profonde ? Une chose est sûre : le meilleur joueur de la dernière campagne européenne du PSG est encore loin du rayonnement qu’il affiche habituellement sous les ordres de Luis Enrique.

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Kylian Mbappé (France) et le buteur Patrick John Kelly (Irlande du Nord) lors du match amical entre la France et l’Irlande du Nord au stade Pierre Mauroy, le 8 juin 2026 à Lille, en France. Photo : Ewen Gavet/Icon Sport

En conférence de presse après la rencontre, Didier Deschamps a tenu à rassurer :

« Michael est rayonnant. La saison qu’il a réalisée au Bayern est exceptionnelle et il avait déjà montré de très bonnes choses avec nous. Il est en pleine confiance et il est surtout très décisif. […] On aura besoin de lui à ce niveau-là. » Le sélectionneur a aussi appelé à la mesure concernant Ousmane Dembélé : « Ousmane revient de loin après ce qu’il a traversé physiquement et psychologiquement. C’était pour lui un galop de reprise. »

Comme un appel à la patience, le discours de Didier Deschamps traduit surtout l’espoir de voir ses deux stars monter en puissance au fil de la compétition. Car si Michael Olise semble déjà prêt pour le rendez-vous américain, la France aura besoin de retrouver la meilleure version de Kylian Mbappé et d’Ousmane Dembélé pour nourrir ses ambitions mondiales.

Quand la solidité bleue vacille

Cela fait désormais cinq matchs que l’équipe de France n’est plus parvenue à conserver sa cage inviolée. Le dernier clean sheet remonte au 13 novembre 2025 au Parc des Princes, lors d’un large succès 4-0 face à l’Ukraine.

En cause, une défense des Bleus qui semble avoir perdu une partie de sa solidité habituelle. La sérénité que dégageaient jusqu’ici Dayot Upamecano, William Saliba ou encore Ibrahima Konaté se fait moins ressentir, et chaque intervention paraît susceptible de déboucher sur une situation dangereuse en transition.

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Aurélien Tchouaméni et William Saliba (France) lors du match amical entre la France et l’Irlande du Nord au stade Pierre Mauroy, le 8 juin 2026 à Lille, en France. Photo : Ewen Gavet/Icon Sport

Face à l’Irlande du Nord, cette fragilité s’est matérialisée à la 64e minute. Entré quelques instants plus tôt, Rayan Cherki perd un ballon dans une zone sensible. Dayot Upamecano manque ensuite son intervention, permettant à Shea Charles de récupérer le cuir avant de servir Patrick Kelly, qui n’a plus qu’à conclure dans le but français. Une simple erreur d’inattention, immédiatement sanctionnée.

Face à l’Irlande du Nord, la conséquence reste limitée. Mais qu’en sera-t-il contre le Sénégal, la Norvège ou, plus tard dans le tournoi, face à une sélection du calibre de l’Espagne, de l’Angleterre ou de l’Argentine ? À l’approche de la Coupe du monde, la question mérite d’être posée.

Premier élément de réponse le 16 juin à 21 heures : les Bleus affronteront le Sénégal au New York/New Jersey Stadium lors d’un premier match de groupe déjà crucial dans la course à la qualification pour les 16es de finale.

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