La Suisse s’est rarement illustrée sur la scène internationale, malgré des participations régulières à la Coupe du monde depuis le début du siècle.
Les tournois se sont souvent succédé sans que la Suisse ne se fasse remarquer, mais le sélectionneur Murat Yakin et ses joueurs auront à cœur de renverser la tendance en Amérique du Nord. Placée dans un groupe abordable et convaincue de sa capacité à rivaliser au moins avec les grandes puissances européennes (même si elle échoue souvent de peu), la Suisse pourrait bien créer plusieurs surprises.
Le capitaine, leader et technicien du milieu de terrain Granit Xhaka reste le cœur battant de l’équipe nationale et sera essentiel au succès suisse, mais de nombreux autres joueurs sont capables de faire leur part.
Le parcours de la Suisse pour se qualifier à la Coupe du monde
- Bilan des qualifications : 4 victoires, 0 défaite, 2 nuls
- Buts marqués/encaissés : 14/2
- Meilleur buteur : Breel Embolo (4)
- Meilleurs passeurs : Dan Ndoye, Rúben Vargas (3)
La Suisse a connu quelques frayeurs lors des qualifications (des matchs nuls contre le Kosovo et la Slovénie ayant quelque peu ébranlé sa campagne), mais elle a finalement terminé ses six rencontres sans connaître la défaite.
Les victoires à domicile et à l’extérieur contre la Suède ont été décisives pour décrocher le billet pour l’Amérique du Nord.
Calendrier de la phase de poules
| Rencontres | Date | Lieu |
| Qatar vs Suisse | 13 juin 2026 | Levi’s Stadium |
| Suisse vs Bosnie-Herzégovine | 18 juin 2026 | SoFi Stadium |
| Suisse vs Canada | 24 juin 20226 | BC Place |
Sélectionneur : Murat Yakin

- Expérience en Coupe du monde : a dirigé la Suisse lors de la Coupe du monde 2022
- À la tête de la sélection : depuis 2021
- Profil du sélectionneur : pragmatique
On s’attendait à ce que Murat Yakin soit limogé avant l’Euro 2024, alors que les tensions au sein de l’équipe nationale s’intensifiaient, mais la Suisse a résisté à cette tentation et a ensuite réalisé un beau parcours jusqu’aux quarts de finale.
L’ancien international se verra confier une nouvelle chance lors d’un autre grand tournoi, et la confiance à son égard est grande après une année 2025 sans défaite.
Le jeu de la Suisse

- Formation préférentielle : 4-3-3
- Style de jeu : hybride
- Principaux atouts : des joueurs chevronnés, un gardien d’élite
- Principales faiblesses : la profondeur de l’effectif, la qualité offensive
La Suisse avait évolué en 3-4-3 lors du dernier Championnat d’Europe, mais Murat Yakin est revenu à un 4-3-3 plus familier en vue du tournoi de cet été. Les Suisses forment une équipe polyvalente, capable de dominer la possession face à des adversaires moins bien classés et de mener des contre-attaques redoutables contre des adversaires plus redoutables. Le pragmatisme l’emporte sur la philosophie tactique.
Les joueurs à surveiller
Le facteur X : Autrefois considéré comme un élément instable et imprévisible à Arsenal, Granit Xhaka s’est refait une réputation en menant le Bayer Leverkusen au doublé national allemand lors de la saison 2023-2024. Ce milieu de terrain à la fois technique et tenace poursuit son renouveau à Sunderland.
La révélation : Le talentueux protégé de Granit Xhaka, Johan Manzambi, a tout pour éblouir le public cet été. Âgé de 20 ans, il s’est fait remarquer en Allemagne pour la précision de ses passes, ses courses directes et sa finition des deux pieds. Une star en devenir.
Quels maillots ?

Le partenariat entre la Suisse et Puma, qui dure depuis 28 ans, se poursuit avec un maillot domicile entièrement rouge orné de bandes latérales blanches, ainsi qu’un maillot vert citron sur lequel s’étend, d’un côté à l’autre, un motif asymétrique vert foncé. Des touches de bleu marine apportent la touche finale.
Le XI de départ possible

Murat Yakin a la chance de pouvoir compter sur une colonne vertébrale impressionnante. Après le départ de Yann Sommer de l’équipe nationale, c’est un gardien tout aussi brillant, Gregor Kobel du Borussia Dortmund, qui occupe les cages, apportant ainsi de l’assurance à une défense emmenée par le défenseur central de l’Inter, Manuel Akanji. Devant lui se trouve le déjà mentionné Granit Xhaka, tandis que Breel Embolo, meilleur buteur des qualifications, mène l’attaque.
Le vétéran Ricardo Rodriguez apporte une immense expérience au poste d’arrière gauche, tandis que Rúben Vargas et Dan Ndoye apportent de la vitesse sur les ailes (le duo alterne avec Noah Okafor, de Leeds United, lorsque cela est nécessaire).
C’est toutefois au milieu de terrain que la Suisse dispose de la plus grande force et de la plus grande profondeur. Granit Xhaka et Remo Freuler seront rejoints par le milieu offensif Fabian Rieder, et ils devront faire face à la concurrence de Djibril Sow, Denis Zakaria, Ardon Jashari et du jeune espoir Johan Manzambi pour une place de titulaire.
Forme actuelle
Après une année 2025 sans défaite, la Suisse a concédé sa première défaite de la nouvelle année. Bien qu’ils se soient inclinés 4-3 face à l’Allemagne au terme d’un match haletant, les hommes de Murat Yakin ont su impressionner lors de cette rencontre passionnante.
Les Suisses ont ensuite concédé un match nul 0-0 contre la Norvège, réussissant à empêcher le redoutable attaquant Erling Haaland de marquer.
Les fans de la Suisse
La Suisse n’est pas forcément réputée pour avoir les supporters les plus passionnés du monde du football, et il semble peu probable que l’Amérique du Nord soit envahie par ses fans cet été. Cependant, ceux qui feront le déplacement arboreront leur rouge le plus vif, de préférence orné de la célèbre croix fédérale que l’on retrouve sur le drapeau national.
« Hopp Schwiiz » résonnera dans les tribunes lors de leurs matchs (un chant qui se traduit littéralement par « Allez la Suisse ») alors que les supporters de la Nati en déplacement tenteront de renforcer leur réputation sur la scène internationale.
Les attentes des supporters
Après avoir été éliminés en huitièmes de finale lors de quatre de leurs cinq dernières Coupes du monde, les supporters suisses s’attendent à un parcours similaire cette fois-ci. Si l’effectif de l’équipe regorge de talents évoluant dans les divisions d’élite européennes, le manque de profondeur au-delà du onze de départ pourrait constituer un obstacle majeur.
Bien sûr, on rêvera d’une aventure historique en Amérique du Nord, et les victoires contre l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal depuis la nomination de Murat Yakin prouvent que la Nati est capable de créer la surprise face à l’élite quand les joueurs sont en forme, mais atteindre les quarts de finale est à peu près le maximum que la Suisse puisse espérer cet été.
Pour le reste…
- Ambiance : l’équipe ne ménage pas ses efforts
- L’adversaire que la Suisse veut éviter : la France
- La statistique qui résume bien la Suisse : la Nati a été éliminée en huitièmes de finale (ou plus tôt) lors de ses huit dernières participations à la Coupe du monde
- Si les choses tournent mal : le manque d’attaquants vedettes pourrait bien causer la perte de la Suisse
- Que dira-t-on si la Suisse est éliminée prématurément ? Une nouvelle occasion gâchée