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Handball : les Messines en quête d’excellence

Qualifiées pour le Final Four européen, la phase finale de la Ligue des champions féminine à quatre équipes, les joueuses du Metz handball sont en quête de leur premier trophée dans la plus prestigieuse la compétition de clubs. Les Dragonnes veulent enfin franchir la dernière marche après plusieurs tentatives.  
Les Dragonnes de Metz Handball célèbrent leur victoire en Coupe de France 2026 - Photo icon Sport

Pour trouver les géants de l’Europe du handball féminin, il faut notamment regarder vers l’est. Clubs hongrois comme le Győri Audi ETO KC, référence de la dernière décennie, ou le Ferencvárosi TC. Mais aussi roumains, avec le CSM București. Et l’est de la France, avec le Metz Handball.

En Lorraine, pourtant, les moyens financiers sont inférieurs par rapport aux Hongrois qui disposent de partenaires industriels importants et d’aides publiques. Le budget du Metz Handball est d’environ 5 millions d’euros, contre 6 à 12 millions pour Ferencvárosi ou Gyori. Les joueuses sont surnommées les Dragonnes. La marque de fabrique messine est plutôt la formation, reconnue dans toute l’Europe, et une forme de stabilité sur la durée qui a apporté une incroyable régularité depuis les années 90, avec plus d’une vingtaine de championnats de France remportés. Et donc une participation, chaque année, à la Ligue des champions de hand féminin, synonyme d’expérience engrangée. Mais… pas de trophée malgré une cinquième qualification pour le Final Four depuis 2019. Pas encore ? Pour les superstitieux, il y a un signe. Le Final Four se dispute les 6 et 7 juin à … Budapest, là où le PSG a remporté la Ligue des Champions de football le week-end dernier !

En cherchant un peu plus loin des similarités avec le PSG version Luis Enrique, Metz privilégie la force du collectif, contrairement à certains clubs qui parient sur des stars internationales. Une réussite sur le temps long et un nouveau Final Four avec des ambitions.

« Cette phase finale réunit des équipes exceptionnelles et on en fait partie. Mais on peut tomber contre plus fortes que nous. Tout ce que je veux, c’est qu’en rentrant de Budapest, lundi, nous n’ayons aucun regret. J’en ai trop eu ces dernières années avec ce Final Four. J’espère, au plus profond de mon cœur, soulever ce trophée », a déclaré Chloé Valentini, ailière et capitaine de Metz Handball à TV Moselle.

chloe valentini capitaine de metz handball veut mener son equipe au titre supreme photo icon sport Handball : les Messines en quête d’excellence
Chloé Valentini, capitaine de Metz handball, veut mener son équipe au titre suprême – Photo Icon Sport

« Il faut le faire, ce coup-ci »

En cette fin de saison, les Dragonnes ont remporté leur cinquième coupe de France mais ont été coiffées de justesse par le Brest Bretagne Handball pour le titre de championnes de France. Les Bretonnes se sont, d’ailleurs, également qualifiées pour le Final Four de la Ligue des champions !

Le président de Metz, Thierry Weizman, rigoureux gestionnaire, est l’un des artisans de cette régularité au plus haut niveau. Les trophées nationaux, c’est bien, mais il veut franchir un nouveau palier.

« C’est un rêve en début de saison et puis ça se réalise très souvent maintenant. L’’impensable devient pensable. Mais désormais, mon objectif, plus que le titre de champion qui nous a échappé ou la Coupe, c’est cette Ligue des Champions. Il faut qu’on fasse mieux ce coup-ci. »

Samedi, les Messines entraînées par Emmanuel Mayonnade, 42 ans, affrontent en demi-finale le CSM Bucarest. Se raccrocher aux statistiques ? Metz affiche 62 % de victoires en Ligue des champions Et 9 victoires contre 3 défaites face à son adversaire roumain. Mais la méfiance s’impose !

« Depuis trois à quatre mois les Roumaines gagnent tout, suite à un changement d’entraîneur pendant la trêve hivernale. Je les connais, elles sont « costauds » et fortes à l’impact mais à la course, il n’y a pas photo en notre faveur », insiste Chloé Valentini.

La deuxième demi-finale opposera Brest à Győri Audi ETO KC avant une éventuelle finale franco-française ! Financièrement, les quatre clubs qualifiés se partageront 350 000 euros. Dont 140 000 euros pour le vainqueur.

Les enjeux sont au-delà pour les Dragonnes. Placer enfin le nom de Metz au palmarès de la Ligue des champions, qu’aucun club français n’a jamais remportée.

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