Tour de France 2027 : parcours, dates et étapes clés de la 114e édition

Présenté jeudi au Palais des Congrès à Paris par Christian Prudhomme, le Tour de France 2027 se déroulera du 2 au 25 juillet, avec un départ d’Édimbourg avant un retour en France par la Normandie. Deux contre-la-montre individuels, une arrivée au sommet du Grand Colombier et un final pyrénéen au col du Portet sont au programme de cette édition.
Christian Prudhomme a dévoilé au Palais des Congrès le parcours du Tour de France 2027. (Photo by Ewen Gavet/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

Un départ en Écosse, 71 kilomètres de contre-la-montre et une explication finale dans les Pyrénées : le Tour de France 2027, dévoilé ce 22 octobre au Palais des Congrès de Paris, promet de multiplier les rendez-vous entre les candidats au maillot jaune.

Le parcours de 21 étapes fait la part belle à l’Ouest de la France avant de gagner le Grand Colombier, les Alpes, puis les reliefs cévenols et enfin les Pyrénées. Particularité de cette 114e édition, trois journées de repos sont programmées, dont une dès le lundi 5 juillet pour permettre le transfert du peloton du Royaume-Uni vers l’Hexagone.

Un départ à travers trois nations britanniques

Le vendredi 2 juillet, Édimbourg donnera le coup d’envoi le plus septentrional de l’histoire du Tour. Les coureurs rallieront Carlisle, en Angleterre, après 185 km qui devraient sourire aux sprinteurs. Les 223 kilomètres entre Keswick et Liverpool, le lendemain, seront plus accidentés. Puis l’étape galloise Welshpool-Cardiff, longue elle aussi de 223 km, proposera un enchaînement de côtes susceptible de provoquer une première sélection.

« C’est le grand départ qui ressemble le plus au Tournoi des six nations », a déclaré Christian Prudhomme à l’AFP en janvier, à l’occasion de la présentation des trois premières étapes, en référence à la traversée de l’Écosse, de l’Angleterre et du pays de Galles avant la France. Le directeur de l’épreuve espère retrouver la ferveur populaire des précédents départs britanniques, à Londres en 2007 et à Leeds en 2014.

Après une journée de transfert, le Tour reprendra le 6 juillet à Cherbourg-en-Cotentin, pour une boucle accidentée de 171 km. Une arrivée à Plumelec, le lendemain, puis l’étape Vannes-Angers donneront encore des possibilités aux puncheurs et aux sprinteurs.

Deux contre-la-montre au programme

Un premier grand test chronométré aura lieu le vendredi 9 juillet, lors d’un contre-la-montre individuel de 38 km entre Blois et Chambord. Une distance suffisamment longue pour faire des écarts.

Le second rendez-vous solitaire interviendra le mardi 20 juillet : 33 km autour de Toulouse, au lendemain de la troisième journée de repos. Avec 71 kilomètres d’effort solitaire, soit le total le plus élevé depuis 2012, le tracé redonne du poids aux rouleurs. Remco Evenepoel pourrait chercher à prendre du temps aux grimpeurs.

Entre ces deux rendez-vous, les difficultés s’enchaîneront. La huitième étape, de Bourges au Creusot, longue de 224 km et accidentée, empruntera notamment les pentes redoutables du Signal d’Uchon, avant le premier sommet majeur du parcours.

Le Grand Colombier et les Saisies à l’affiche

Le dimanche 11 juillet, l’étape de Villars-les-Dombes au Grand Colombier (162 km) marquera l’entrée dans la montagne. L’arrivée au sommet du géant de l’Ain offrira aux prétendants au classement général une première occasion franche de se mesurer sur une longue ascension.

Après le repos, le peloton retrouvera les Alpes avec Annecy-Sallanches, le 13 juillet, puis une étape particulièrement exigeante entre Cluses et les Saisies, le 14 juillet. Malgré ses 150 km, cette journée de fête nationale cumulera 4 750 mètres de dénivelé positif, de quoi provoquer des offensives et éprouver les équipiers des leaders.

La suite offrira deux possibilités aux sprinteurs, vers Valence puis Montpellier. Mais le répit sera bref : la 14e étape, entre Montpellier et Mende, le samedi 17 juillet, affichera 199 km et 4 300 mètres de dénivelé positif, avec notamment le cirque de Navacelles, le col de la Lusette et la montée finale vers l’aérodrome de Mende.

Les Pyrénées en juges de paix

Après Rodez-Albi et le chrono toulousain, les coureurs rallieront Pau depuis Muret, le 21 juillet, avant un diptyque pyrénéen susceptible de décider du vainqueur.

Le jeudi 22 juillet, les 174 km de Pau au col du Portet, au-dessus de Saint-Lary-Soulan, constitueront l’un des grands morceaux de bravoure de cette édition. L’enchaînement du Tourmalet et de l’ascension finale vers le Portet, à 2 215 mètres d’altitude, devrait mettre les organismes à rude épreuve, avec quelque 5 400 mètres de dénivelé positif. Dans sa présentation publiée sur le site officiel du Tour, Christian Prudhomme annonce « le plus grand enchaînement d’ascensions de ce Tour ».

Le lendemain, la 19e étape entre Hasparren et Laruns, sur 160 km, proposera un dernier terrain d’attaque dans les cols basques et béarnais, notamment le Soudet et Marie-Blanque. La succession de ces deux journées, si près de l’arrivée, obligera les favoris à garder des forces jusqu’au bout.

Il restera ensuite une étape de transition entre Maubourguet et Libourne, puis le rendez-vous parisien du dimanche 25 juillet, de Saint-Quentin-en-Yvelines aux Champs-Élysées, avec un nouveau passage par la butte Montmartre.

Le parcours du Tour de France 2027

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Le parcours du Tour de France 2027.
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