Ce fut son dernier match en Principauté, et Gaël Monfils a encore rappelé par séquences ce qui fait de lui un monument du tennis français. Battu 6-4, 6-4 par Alexander Bublik, le Français a offert des éclairs, des variations et cette capacité à électriser un court en quelques points. Mais face au Kazakh, il n’a jamais réussi à installer une pression suffisamment constante pour vraiment renverser le match. Finaliste à Monte-Carlo en 2016, Monfils quitte donc le Rocher après sa 13e et dernière apparition dans le tournoi.
Le duel à distance est lancé
C’est sans doute le fil rouge de ce début de tournoi. D’un côté, Carlos Alcaraz, numéro 1 mondial et vainqueur de l’Open d’Australie 2026. De l’autre, Jannik Sinner, numéro 2 mondial, sacré à Indian Wells puis à Miami avant d’arriver sur terre battue. Mardi, les deux hommes ont frappé fort : Sinner a dominé Ugo Humbert 6-3, 6-0, tandis qu’Alcaraz s’est imposé 6-1, 6-3 face à Sebastian Baez. Placés dans des moitiés de tableau opposées, ils donnent déjà le sentiment d’avancer au même rythme.
La journée a aussi rappelé qu’en début de saison sur terre, tout ne se joue pas seulement à la vitesse d’exécution. Les succès plus accrochés de Tomás Martín Etcheverry, Hubert Hurkacz et Alex de Minaur ont montré qu’il fallait aussi retrouver des repères, de la confiance dans les déplacements et de la solidité dans les échanges longs. À Monte-Carlo, la transition entre le dur et l’ocre reste encore visible dans beaucoup de matches.
Il ne reste désormais plus que trois Français en lice dans le tableau principal : Arthur Rinderknech, Terence Atmane et Corentin Moutet. Ils affronteront respectivement João Fonseca, Tomás Martín Etcheverry et Casper Ruud. Trois affiches relevées, et trois tests très différents pour mesurer ce qu’il reste au camp français dans cette édition monégasque.