Rolex MONTE-CARLO Masters : ce qu’il faut attendre du premier grand rendez-vous sur terre

Le premier grand rendez-vous européen sur terre battue de la saison débute ce dimanche 5 avril, un marqueur pour la saison printanière. Décryptage et analyse des forces en présence.
Vue générale des spectateurs lors du Rolex Monte-Carlo 2025 - Masters 1000, Finale au Monte-Carlo Country Club le 13 avril 2025 à Monte-Carlo, Monaco. (Photo par Pascal Della Zuana/Icon Sport)
Vue générale des spectateurs lors du Rolex Monte-Carlo 2025 - Masters 1000, Finale au Monte-Carlo Country Club le 13 avril 2025 à Monte-Carlo, Monaco. (Photo par Pascal Della Zuana/Icon Sport)

Attendu, le Rolex Monte-Carlo Masters débute ce dimanche 5 avril. Après avoir passé 3 mois sur les continents américains et océaniens, cette semaine en Principauté signe le début de la tournée européenne. Cette délocalisation du circuit ATP nous permettra d’avoir à l’œil les joueurs que l’on observe tout au long de l’année dans des conditions différentes, en passant par Madrid avec son altitude tant caractéristique, jusqu’à Wimbledon. Après une première semaine sur ocre déjà riche en enseignements, notamment à Marrakech, le tournoi mythique se déroulant au Monte-Carlo Country Club est au centre de l’attention du monde du tennis.

Rendez-vous incontournable de la saison, ce tournoi se déroule chaque année depuis 1897 – même si le Monte-Carlo Country Club qui l’accueille a été inauguré en 1928. C’est probablement l’un des – voire le – sites les plus impressionnants où se déroule un événement ATP. Entre l’arrivée du beau temps, la proximité avec la mer, les vues idylliques, et les stars extra-tennis souvent présentes, il va sans dire que ce tournoi est un régal que l’on soit passionné de tennis ou non. 

De l’autre côté du spectre, cette semaine est également très intéressante et est une source de nombreux apprentissages pour les joueurs. En plus d’être le premier vrai test sur surface naturelle, c’est l’occasion pour les acteurs de la petite balle jaune de marquer leur territoire et de se faire craindre pour la suite des événements.  La situation chronologique fait de Monte-Carlo une opportunité parfaite pour se positionner en tant que tête de série pour Roland Garros, ou au moins pour engranger des points précieux avant Madrid, Rome et la suite de la saison sur terre.

Alors que la semaine débute tout juste, nous pouvons déjà nous attendre à un spectacle en continu lors des 8 prochains jours. En effet, en tant que survivant de la réforme des Masters 1000 sur 12 jours opérée par Andrea Gaudenzi et l’ATP, le tournoi de Monte-Carlo nous propose un format bien plus dense que ceux d’Indian Wells ou encore Miami que l’on a pu observer il y a quelques semaines de cela. En conservant un tableau composé de 56 joueurs, il offre des oppositions de très haut niveau plus tôt dans la semaine, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Un premier révélateur sur ocre

Offrant un calendrier compact et haut en couleur, le tournoi de la Principauté est certainement celui qui se rapproche le plus, dans l’esprit, de la quinzaine de Roland-Garros. Entre exposition médiatique importante et niveau de jeu élevé, il est clair que ce rendez-vous compte déjà beaucoup pour des joueurs désireux de peaufiner leur préparation avant le Grand Chelem parisien.

Le contexte se prêtant pourtant à la perfection, il est dommage que ce tournoi reste un Masters 1000 au statut particulier dans les règles ATP. Dès lors, certains joueurs choisissent de ne pas faire le déplacement sur le continent européen, ou arrivent avec une préparation réduite après Miami. Parmi les absences notables, Novak Djokovic a déclaré forfait, tandis que l’entry list initiale montrait déjà plusieurs manques dans le haut du classement. Cela reste regrettable, mais aussi compréhensible tant la transition vers la terre battue est rapide. Et c’est aussi ce qui fait de Monte-Carlo l’un des moments de la saison où les surprises peuvent surgir le plus vite.

En marge de cette semaine qui s’annonce déjà palpitante, nombreuses sont les individualités sur lesquelles il faudra garder un œil. En voici certaines :

  • Carlos Alcaraz : il est certainement le joueur le plus créatif du tennis moderne, ce qui fait de lui un véritable architecte sur les surfaces naturelles que sont la terre battue et le gazon. Il est le numéro 1 mondial et, même si ses parcours aux deux premiers Masters 1000 de la saison n’ont pas toujours été pleinement convaincants, il reste le favori pour succéder à lui-même, un an après son titre en Principauté.
  • Jannik Sinner : après un début de saison très solide, il donne tort à ses détracteurs en devenant le 8e homme à réaliser le Sunshine Double (gagner Indian Wells et Miami à la suite). Un momentum qu’il aura à cœur de garder. Il sera donc intéressant de voir comment se déroulera son adaptation sur ocre, surface sur laquelle il n’a pas dû avoir beaucoup l’occasion de s’entraîner depuis le début de la saison. 
  • Gaël Monfils et Stan Wawrinka : fichue poussière dans l’œil, qu’il est difficile d’accepter que cette édition 2026 représente la dernière participation de ces monuments du tennis à Monte-Carlo. Les deux hommes auront à cœur de finir leur histoire en Principauté de la plus belle des manières. Monfils ouvrira contre Tallon Griekspoor, Wawrinka contre Sebastián Báez. Il est fort probable que La Monf et Stan the Man nous offrent des matchs à frissons. 
  • Moïse Kouame : dernière participation pour certains, première pour d’autres. Le Français de tout juste 17 ans a bénéficié d’une Wild Card par les organisateurs du tournoi, lui permettant de réaliser ses premières glissades au Monte-Carlo Country Club. Son premier tour, l’opposant à Ugo Humbert, pourrait bien transformer ce duel 100% français en un baptême du feu pour Kouame, qui découvrira d’entrée un joueur installé dans le Top 40. 
  • Alexander Zverev : le niveau de jeu récent proposé par l’Allemand fait de nouveau de lui un candidat très crédible. Malgré sa défaite face à Sinner lors des deux derniers Masters 1000, il a su à Indian Wells puis à Miami enchaîner les demi-finales. Il est, hors Sinner et Alcaraz, l’un des favoris les plus évidents, bénéficiant d’un tableau plutôt ouvert sur le papier. Il pourrait retrouver l’Italien en demi-finale, ce qui en ferait l’une des affiches majeures de la semaine.

Cette édition 2026 du Rolex Monte-Carlo Masters s’apprête à donner le ton pour la suite de la saison sur terre battue. Il sera crucial d’observer les performances individuelles en vue du second Grand Chelem de l’année se déroulant Porte d’Auteuil fin mai.

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