Douleur au poignet, Carlos Alcaraz se retire du tournoi de Barcelone

Carlos Alcaraz a renoncé à poursuivre son tournoi à Barcelone après avoir ressenti une douleur au poignet droit lors de son entrée en lice, mardi. À un peu plus d’un mois de Roland-Garros, l’Espagnol choisit la prudence, au moment où sa saison sur terre battue entre déjà dans une zone plus sensible.
L'Espagnol Carlos Alcaraz lors d'une conférence de presse dans le cadre de l'Open Banc Sabadell de Barcelone 2026, Trophée Conde de Godo, au Real Club de Tenis de Barcelone, le 13 avril 2026 à Barcelone, en Espagne. (Photo de Bagu Blanco / PRESSINPHOTO) (Photo de Pressinphoto/Icon Sport) - Photo de Icon Sport

Carlos Alcaraz déclare forfait. Le joueur espagnol a annoncé, au détour d’une conférence de presse, appuyer sur pause au moment où sa saison devait commencer à prendre de l’élan. Mercredi 15 avril, le numéro 2 mondial a annoncé la triste nouvelle pour la suite de l’ATP 500 catalan après avoir ressenti une douleur au poignet droit dès son premier match, disputé la veille face à Otto Virtanen.

Le message est clair et n’a, pour l’heure, rien d’alarmiste dans la forme : « Je ne vais pas pouvoir poursuivre dans ce tournoi », a expliqué l’Espagnol, en précisant que la gêne s’était installée puis aggravée au fur et à mesure du match. Dans une saison de terre battue qui enchaîne vite les rendez-vous, l’enjeu n’est pas de forcer, d’autant plus que Roland-Garros approche à grands pas.

Un signal de prudence

Le timing compte autant que la blessure elle-même. Alcaraz arrivait à Barcelone après sa finale perdue à Monte-Carlo contre Jannik Sinner, deux jours seulement avant son entrée en lice en Catalogne. Le calendrier est serré, la charge physique élevée, et le choix du forfait ressemble davantage à une décision de gestion qu’à un coup d’arrêt dramatique.

Ce n’est pas la première alerte de la semaine. Dès son premier tour, Alcaraz avait demandé un temps médical et s’était fait bander le poignet avant de repartir au jeu. Il avait malgré tout dominé Otto Virtanen 6-4, 6-2, mais le corps avait déjà envoyé un message difficile à ignorer.

Ce que Barcelone perd

Sportivement, Barcelone perd bien plus qu’un simple favori. Tenant du titre et figure centrale du tournoi, Alcaraz était l’aimant naturel de cette édition, celui autour duquel se construisait une partie du récit. Son forfait redistribue immédiatement l’attention vers les autres têtes de série, mais il enlève surtout au tableau une présence qui donnait au tournoi une intensité particulière.

La conséquence la plus tangible reste statistique : l’Espagnol laisse filer les 500 points liés à son titre de l’an passé, ce qui peut peser dans la course au classement mondial. Pour un joueur comme lui, dont chaque semaine porte déjà une forte attente, ce type de retrait ne bouleverse pas la saison, mais il rappelle qu’en tennis, la continuité est souvent plus fragile que le statut.

Roland-Garros en toile de fond

Avec Roland-Garros qui approche, le forfait à Barcelone soulève forcément une question de fond sur l’état physique de Carlos Alcaraz, sans permettre pour l’instant d’en tirer une conclusion excessive. Les informations disponibles décrivent un poignet douloureux, pas une blessure longue annoncée, même si le joueur espagnol Alcaraz n’a pas manqué d’inquiéter ses supporters :

« C’est une blessure plus sérieuse que ce à quoi on s’attendait, et je dois écouter mon corps. C’est avec une grande tristesse que je dois rentrer à la maison, pour être dans la meilleure condition physique le plus rapidement possible ».

Entre simple alerte et vraie fragilité, la frontière soulevée par la douleur au poignet reste mince. À ce stade, il faut surtout retenir que l’Espagnol n’a pas voulu prendre de risque inutile à l’approche d’échéances bien plus importantes. La décision dit quelque chose de son état d’esprit : mieux vaut perdre un tournoi que compromettre la suite.

Dans un circuit où les absences pèsent vite sur la lecture de la hiérarchie, ce forfait ne remet pas en cause la place d’Alcaraz dans le haut du tennis mondial. Il rappelle en revanche qu’un statut de favori n’immunise contre rien, et qu’en terre battue, la moindre douleur peut changer le calendrier d’un joueur autant que le tableau d’un tournoi.

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