Malgré deux erreurs en début de course, Kimi Antonelli (Mercedes) a remporté, ce dimanche 13 septembre, le premier Grand Prix d’Espagne disputé sur le Madring. Un circuit flambant neuf, tracé autour du parc des expositions IFEMA de Madrid, qui n’a pas fait l’unanimité sur la grille. Le jeune pilote italien a devancé le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) et le Britannique Lando Norris (McLaren).
Antonelli, un pas de plus vers le titre
Encore lui. Pour la huitième fois de la saison, Kimi Antonelli est monté sur la plus haute marche d’un podium de F1. La huitième fois de sa carrière également. S’il n’a pas été le pilote le plus rapide en course à Madrid, il a su se montrer opportuniste en profitant de faits de course qui lui étaient favorables (voir ci-dessous). C’est aussi ça, la réussite d’un champion.
Cette nouvelle victoire lui permet d’accroître encore un peu plus son avance au championnat des pilotes. Il compte désormais 81 points d’avance sur son dauphin et coéquipier, George Russell. Avec neuf Grands Prix encore inscrits au calendrier – dont ceux du Qatar et d’Abou Dhabi, qui restent incertains –, Antonelli conforte sérieusement son statut de favori pour le titre.
Pour Norris, une virtual safety car qui coûte cher
Parti en pole position, le Britannique Lando Norris a réalisé un très bon début de course à Madrid. Il était parvenu à défendre sa position de leader au premier virage, avant de s’échapper tranquillement. Rien ne semblait pouvoir l’arrêter.
Mais la virtual safety car (VSC), appelée au 15e tour à la suite de la sortie de piste de Lance Stroll (Aston Martin), aura complètement changé la course du Britannique. Ce dernier venait de dépasser l’entrée des stands lorsque la voiture de sécurité virtuelle a été appelée. Ses rivaux en ont profité.
Norris a dû attendre le tour suivant pour s’arrêter, alors que la VSC venait de prendre fin. Un arrêt particulièrement lent, d’environ sept secondes, l’a finalement fait ressortir en cinquième position. Il est parvenu à remonter jusqu’à la troisième place, mais la victoire s’était envolée pour le pilote McLaren. Au micro de Sky Sports, ce dernier a appelé à une évolution des règles :
« J’ai tout simplement manqué de chance. J’étais le seul sur toute la grille à ne pas avoir pu effectuer d’arrêt au stand et j’ai perdu 20 secondes. C’était indépendant de leur volonté, de la mienne. C’est une règle qui ne devrait pas influencer le déroulement d’une course. Une course devrait être gagnée par celui qui réalise la meilleure performance. »
Un tracé ennuyeux
Boring, ce Madring ! Voilà comment résumer ce nouveau tracé à Madrid, qui est loin d’avoir fait l’unanimité chez les pilotes. Il leur a été quasiment impossible de dépasser sur la piste espagnole et donc de tenter la moindre attaque. Le vainqueur du jour l’a d’ailleurs rappelé après la course :
« Si on tente de doubler, il y a 80 % de chances d’entrer en contact avec son adversaire, donc cela n’incite pas à tenter quelque chose. Je pense qu’il faut modifier certains virages pour offrir plus de possibilités de dépassements. »
Les Français hors des points
Les pilotes français repartent de Madrid sans points. Partis respectivement en 13e et 14e positions, Esteban Ocon (Haas) et Pierre Gasly (Alpine) finissent aux portes du top 10. Le premier cité s’est classé 11e, tandis que le second a terminé 12e.
Toujours convalescent à la suite de sa blessure au poignet gauche, le troisième pilote tricolore Isack Hadjar (Red Bull) était forfait à Madrid. C’était le troisième Grand Prix consécutif manqué par le Français de vingt-et-un ans.